« Au moment où le prix du riz flambe, grevant le budget des ménages les plus pauvres, l (...)
Publié le 27/03/2008
Un président de 22 ans, un vice-président seulement titulaire d'un simple diplôme de masseur (...)
Publié le 27/03/2008
« Une agression a lieu toutes les 45 minutes dans les prisons surpeuplées du Royaume-Uni (...)
Publié le 03/03/2008
Alors que la contestation sociale menée depuis plusieurs mois en Algérie par divers syndicats (...)
Publié le 03/03/2008
« La capitale arménienne, Erevan, était placée hier sous l'œil vigilant de l'armée, (...)
Publié le 03/03/2008
Le principal parti d'opposition, le CHP, devrait faire appel lundi 11 février devant la Cour c (...)
Publié le 11/02/2008
Ayaan Hirsi Ali, menacée de mort à cause de ses positions très critiques sur l'islam, a enta (...)
Publié le 11/02/2008
L'OTAN exige de nouvelles troupes pour sa mission en Afghanistan. Le gouvernement fédéral all (...)
Publié le 11/02/2008
L'armée soudanaise a confirmé le 9 février avoir mené des attaques aériennes sur trois vil (...)
Publié le 11/02/2008
Ils étaient 130 000 selon les organisateurs, entre 30 000 et 40 000 selon la police. Le 31 jan (...)
Publié le 01/02/2008
mercredi 23 avril 2008, par Ale [admin]
Les émeutes de la faim se sont apaisées en Haïti, mais le calme ne règne pas pour autant parmi les habitants des quartiers pauvres. Vendredi, ils ont été plusieurs centaines à se retrouver en centre-ville, pour à nouveau manifester.
Leur credo : défendre leurs droits et ceux des milliers d’autres employés de la société Téléco, l’entreprise nationale de télécommunication. Du fait de la récession économique, la firme a dû licencier massivement ces dernières semaines. Le président haïtien, René Préval, veut réduire le nombre de fonctionnaires, en accord avec le plan d’inspiration néo-libérale établi il y a plusieurs mois.
Les manifestants protestent en défilant, accompagnés de musiciens et en chanson. « On ne peut plus supporter cette misère… On ne peut pas trahir notre sang… celui d’Aristide », scandent-ils à tue-tête. Ces hommes sont pour la plupart proches du Parti Lavalas, celui de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud. Un parti populiste, à tendance socialisante, dont le succès repose en grande partie sur les mécontentements des plus pauvres.
Les « diktats » du FMI critiqués par les manifestants
Sous les regards solidaires des habitants qui partent à la recherche de denrées alimentaires, ils défilent entourés de casques bleus de la force de maintien de la paix de l’Onu, la Minustah, et de dizaines de policiers. Ils se dirigent vers le Sénat. « Préval ! nous voici, les licenciés », crient-ils aux abords du Parlement, dans une atmosphère festive.
L’un d’eux se fait porte-parole des laissés pour compte :
« Aujourd’hui, le peuple haïtien s’est levé pour demander son dû, pour demander de nouvelles mesures pour les plus pauvres, pour exiger du travail et le retour immédiat du président Aristide ! »
Ce qu’ils critiquent principalement, c’est le choix du Président et de son ancien gouvernement de « s’inféoder aux diktats des bailleurs de fonds internationaux, aux exigences ultra-libérales du FMI ».
Au bout de quelques minutes, un sénateur descend s’adresser aux manifestants. Rudy Heriveaux, membre du Parti Lavalas, flatte la foule :
« Ces licenciements sont inacceptables ! L’Etat doit soutenir les travailleurs et mettre fin au plan libéral qui saigne à blanc le pays. »
Au bout de quelques heures, la manifestation se disperse. Celle-ci sera restée pacifique. Mais pour le président Préval, qui doit nommer dans les prochains jours un nouveau Premier ministre pour remplacer Jacques-Edouard Alexis, elle vient lui rappeler que la population haïtienne est toujours prête à se mobiliser si rien ne change…